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Une histoire assez classique au final ...

En discutant de mon expérience, je me suis rendu compte que mon histoire était finalement très commune. Bien sûr parfois les accrocs ne sont pas arrivés au même endroit, ni au même moment. Mais la plupart du temps, le manque d'accompagnement ressort.


Dans la maternité, la naissance est considérée comme particulièrement fabuleuse. A Lyon, une jeune femme ne l'a pas vu sous cet angle.
Voici son histoire ...

Moi je suis née en 1988, à 35 sa par une césarienne d'urgence pour prééclampsie. J'ai grandi avec une sœur de 15 ans de plus, je suis devenue tata à 14 et 18 ans.

J'ai entendu ma mère me dire 'je ne t'ai pas allaité j'avais pas de bout de sein'. Il faut dire aussi que mes premiers 7 jours de vie se sont passés en couveuse sans que ma mère ne m'a pas vu dans ce lapse de temps. Oui oui, pendant 7 jours... Imaginez sa souffrance, elle pensait que j'avais un problème, une malformation. Jusqu'à ce que la cadre du service passe une soufflante aux service... Aujourd'hui, on envisage même pas une telle séparation.

Donc dans ce contexte, je me suis toujours dit : 'je pense pas allaiter', 'je ne me voit pas allaiter'.

Quelques années plus tard, je rencontre mon futur mari et père de mes enfants. Lorsque j'ai appris être enceinte de ma première fille, tout a changé.


Premièrement, j'ai eu un ce test positif 1 semaine après avoir réserver.... notre voyage de noces. Nous nous sommes mariés en mars 2017, je suis tombée enceinte en mai... De grands doutes ont commencés à nous envahir ! Notre voyage n'avait pas un programme conventionnel. Direction l'Asie du sud-Est en backpack et du coup, à 5 mois de grossesse.

J'ai bien entendu tout de suite évoqué ce voyage avec ma sage femme (Emma Charpennel). Elle s'est voulu très rassurante. J'ai fait l'écho T2 en avance afin de partir sereine. Col fermé, bébé bien haut, pas de contraction. Un petit diabète gestationnel qui sera à surveiller par prise des glycémies.


Début Octobre c'est le départ ! Une grande aventure avec un bébé dans le ventre ! Le séjour se passe extrêmement

bien passé. Une seule frayeur : lors de notre séjour à Kuala Lumpur où bébé J ne répondait plus aux stimulations ! Mais finalement après 1h de boissons froides et sucrées, de petites poussées dans le ventre, de chatouilles... ENFIN un coup, le stress est fini!

J'idéalise mon allaitement, j'envisage de donner mon lait....







Les semaines passent et nous arrivons à 39sa, jour du déclenchement, le 09 mars 2018.


Jenna est née en césarienne d'urgence, le 10 mars vers 23h (oui j'ai plus l'heure exact ...).

4010g, beau bébé ... Le personnel soignant me demande de donner du lait artificiel avant les prises de glycémies. Je vous prépare un post sur le diabète gestationnel :).

Les glycémies sont bonnes mais les tétées pas top. Avec le temps elles deviennent désastreuses et inefficaces, douloureuses et désagréables.

Je consulte une sage femme IBCLC. Elle rejette totalement le possibilité d'un frein restrictif, ok j'approfondie pas. Elle me dit de continuer à privilégier le sein sur les biberons.


A 21 jours de vie, je vois ma généraliste (je ne sais même plus la raison). Elle m'explique que maintenant, la montée de lait ne viendra plus, pas aussi tard. Ok, j'avale la pilule.

Je pars au supermarché, j'achète du lait 1er âge, je pleurs. Pour moi, c'est l'échec le plus important de ma vie. Le lendemain matin, MIRACLE la montée de lait est là ! Seins durs, matelas mouillé, teeshirt trempé ! Quelle surprise ! L'emprise du psychologique et

HA LU CI NANTE.


Après une fausse couche en juillet 2019, je tombe à nouveau enceinte de mon bébé arc en ciel. Evidement un deuxième diabète gestationnel... Mais cette fois-ci, j'ai été mise sous insuline dès le 3ème mois de grossesse.


Et nous arrivons en mars 2020, 2 mois de confinement. Je sortais pour voir ma sage femme, dans une ville vide, sans voiture, une vision proche de Rick dans The Walking Dead. Chaque fois que je rendais au supermarché, je pleurais. De voir ces visages couverts, les gants aux mains, les gens qui se suspectent d'avoir le virus. Mes suivis ne nécessitant pas d'auscultation physique été faits par visio.


11 Juillet 2020... Je me réveille avec des douleurs au ventre. Au début, je pensais que l'envie pressante du matin était la responsable. Mais non, la raison c'était bébé L. Elle avait décidé de venir à 38+4 sa, 1 semaine avant la césarienne programmée.

Naissance aidée par la ventouse, j'ai mal, très mal malgré la péridural.

La mise au sein se fait 1h30 après la naissance, non pas qu'il y avait un problème, mais émotionnellement je n'étais pas prête.

J'alerte de personnel soignant que je refuse CATEGORIQUEMENT, que ma fille ai un biberon dans la bouche. Je leur impose de donner les vitamines par une seringue. En chambre on me donne aussi les biberons, que je rend à l'auxiliaire de puériculture. Je ne garde que le lait reconstitué au cas où. On me fait comprendre que si ma fille ne reprend pas de poids, je sortirais mais pas ma fille. Je me résigne à lui donner du lait artificiel, 20 ml sur 2 j, cela lui permet de reprendre 10g, YOUPI !


Mais les difficultés d'allaitement continuent .... La suite bientôt dans un nouveau post ! .




 
 
 

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